Les pièges à éviter en matière d’assurance de prêt

Perçue comme accessoire par rapport au crédit immobilier dont elle dépend, l’assurance de prêt est souvent négligée par le Client-consommateur. Or, ce « service », porteur de plus d’enjeux qu’il n’y parait, mérite que l’on s’y intéresse à la fois dans sa dimension qualitative (nature des garanties) mais aussi dans sa dimension quantitative (coût des garanties). Voici les principaux pièges à éviter en la matière.

Le contrat de votre banque ne peut pas vous être imposé.

Contrairement aux idées reçues, le contrat de garanties emprunteur de votre banque ne peut pas vous être imposé par cette dernière. Parce que le crédit est émis par votre banque, vous croyez que l’assurance doit d’office être souscrite avec celui-ci au sein de l’établissement en question (sous la forme d’un « pack » en quelque sorte). Erreur…que votre Conseiller entretient bien volontiers en omettant de vous rappeler une réglementation qui ne lui est évidement pas favorable. En réalité, l’assurance peut être souscrite en délégation c’est-à-dire auprès d’une compagnie extérieure.

Attention, toutefois, à ne pas confondre : si votre banque ne peut pas vous imposer son propre contrat, elle peut parfaitement vous obliger à vous assurer (ce qui est le cas, aujourd’hui, dans 99 % des cas) et ceci avec le niveau de garantie de son choix. Vous souhaitez en savoir plus sur vos droits et possibilités, cliquez ici.

Ne vous surassurez pas.

Si votre banque peut vous imposer un certain niveau de garanties, en revanche, soyez vigilant à ne pas tomber dans le piège de la « surassurance ». N’hésitez pas à vous confronter à votre Conseiller notamment dans le cadre d’un investissement locatif pour lequel il n’est pas rare de voir encore des contrats d’assurance émis en « full options » (DC & PTIA, IPT, & IPP, ITT) alors que les seules garanties DC & PTIA se révèlent suffisantes (du fait de l’encaissement d’un revenu foncier qui vient limiter le risque consécutif à une perte de revenus).

Vérifiez le contenu de votre contrat d’assurance groupe (contrat banque)

Par la confiance que vous témoignez naturellement à votre banque – que vous fréquentez souvent depuis des années – vous êtes encore nombreux à signer avec un certain automatisme pour le contrat d’assurance adossé au crédit immobilier sollicité. Ne commettez pas cette erreur car les contrats groupes bancaires sont souvent de moins bonne qualité. Le diable se cachant dans les détails, voici les quelques points à vérifier avant de vous engager :

  • au sein de la garantie ITT (Incapacité Temporaire de Travail), adaptez la durée de la franchise en fonction de votre activité et statut professionnels (90 jours en moyenne pour des salariés du secteur privé ; jusqu’à 180 jours pour certains fonctionnaires),
  • au sein de la garantie ITT (Incapacité Temporaire de Travail), validez qu’il s’agit bien de ne plus pouvoir exercer votre activité professionnelle et non pas tout type d’activités professionnelles (la différence est fondamentale),
  • au sein des garanties IPT&IPP (Incapacité Permanente Totale et Incapacité Permanente Partielle), vérifiez la grille des taux d’invalidité sur laquelle se base la banque en cas de sinistre. Selon les cas, celle-ci peut vous être défavorable,
  • au sein des MNO (Maladies Non Objectivables), veillez à ce qu’il n’y ait pas de conditions d’hospitalisation en cas de pathologies dorsales ou psycho-psychiatriques,
  • au sein des Conditions Générales, validez que vous êtes bien couverts y compris pour les voyages à l’étranger ou pour des pratiques sportives inhabituelles…

Modulez votre quotité de couverture

En fonction de vos salaires ou du risque que vous encourez de part votre profession ou vos habitudes de vie, n’hésitez pas à opter pour un niveau de quotité adapté. Pour mémoire, la quotité correspond au pourcentage pour lequel vous souhaitez vous garantir. En cas d’indemnisation, les sommes versées par la compagnie d’assurance dépendent directement de cette quote-part (exemple : dans l’hypothèse d’une quotité fixée à 50 %, l’assureur doit rembourser à la banque prêteuse la moitié du capital restant du au moment du décès). Cette situation est particulièrement valable en cas de différence forte entre vos revenus et celui de votre conjoint. Le cas échéant, choisissez une quotité maximale (100 %) pour celui de vous deux qui disposent du plus gros salaire et « que » 50 % pour l’autre. Le principe est, bien entendu, de couvrir au mieux celui qui procure les plus importantes ressources au sein du ménage.

Comparez les offres disponibles sur le marché

Avec la libéralisation du marché de l’assurance emprunteur, n’oubliez pas qu’à côté du contrat groupe proposé par votre banque, il existe une myriade d’autres contrats dotés de meilleures options et pouvant coûter jusqu’à 50 % de moins ! Assurance-de-prêt-expert.com se tient à votre disposition pour vous faire la meilleure offre en fonction de votre profil et de vos besoins. Consultez-nous en cliquant ici.

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